Pardon Doris

J’ai eu du mal, beaucoup de mal à aller au bout des 764 pages, en livre de poche, de « Le carnet d’or » de Doris LESSING.

J’ai honte car l’auteur a reçu le prix Nobel de littérature en 2007.

Honte également car Joyce Carol Oates, que j’admire, a écrit qu’ »on ne dira jamais assez combien ce livre a compté pour les jeunes femmes de ma génération. Il a changé radicalement notre conscience. »

D’abord, je ne suis pas une femme. Par ailleurs, cette oeuvre date de 1962; or, il s’est passé bien des choses depuis. Les préoccupations ne sont plus les mêmes et l’histoire qui nous est contée n’a pas, selon moi, la vertu d’être universelle.

La trame du roman est originale mais ne m’a pas intéressé. On y perd ses repères, les personnages se confondent et il ne leur arrive en fait rien.

Le principe des carnets, en quelque sorte différents journaux intimes de la même personne, fait que la narration est confuse.

Un grand livre? Peut-être. Si c’est le cas, je suis passé totalement à côté.

J’essaierai un autre titre pour voir si toute l’oeuvre de Doris Lessing est du même tonneau.

Il est à noter que dans sa préface, elle dit « qu’il ne faut pas livre un livre quand ce n’est pas le bon moment pour vous… et ne pas hésiter à l’abandonner quand il vous ennuie. »

Ce n’était à coup sûr pas  le bon moment pour moi, en revanche, j’ai terminé la lecture, malgré l’ennui.

 

 

 



BHL fidèle à lui-même

Dans un bloc-notes du Point intitulé « Pourquoi il faut, plus que jamais, se défier de KADHAFI » Bernard-Henri LEVY s’insurge, avec raison, sur l’accueil triomphal qui a été réservé à Tripoli à l’organisateur de l’attentat de Lockerbie, Abdelbaset al-Megrahi, qui a été libéré pour raisons médicales.

 Dans le même temps, il ne « trouve pas anormal le principe d’humanité qui permet à un vieux prisonnier, atteint d’un cancer en phase terminale, de voir sa peine abrégée et de rentrer mourir dans son pays. »

Alors, pourquoi tant d’indignation?

Le fait d’admettre ce principe conduit naturellement aux dérives auxquelles nous avons assisté. Il y aura toujours quelqu’un pour se réjouir, publiquement ou en privé, de la libération d’un serial killer ou d’un tueur d’enfants.

Et dans tous les cas, on se fiche totalement de ce que peuvent penser les proches des victimes, dont la vie a pu être brisée.

Sans compter , qu’en l’occurrence, évoquer le principe d’humanité alors que l’individu qui a bénéficié de cette clémence a 270 morts à son actif, c’est un peu fort!

Mais j’ai probablement mauvais esprit puisque je ne me suis jamais résolu à tendre l’autre joue , comme le prescrivent les écritures.



Pour en revenir à Lagaf’

En réponse à un fan de Lagaf’, je reviens sur le film dont ce dernier est le héros et qui n’est pas encore sorti en salle.

Ce n’est pas Lagaf’ qui est en cause. Je n’ai rien contre lui. Le personnage public me paraît sympathique et il fait preuve de réellles qualité d’animateur. Son succès sur TF1 le prouve. On ne peut durer aussi longtemps sans avoir de talent, bien qu’on ne puisse  pas plaire à tout le monde.

En revanche, le film n’est vraiment pas bon. Il s’agit, si je me souviens bien,de l’histoire d’un animateur de jeux télévisés qui, suite à un quiproquo ,est mêlé à une affaire de trafic d’armes (ou d’espionnage?).

Ce n’est pas que Lagaf’, égal à lui-même, joue mal, il est surtout mal dirigé. Je suis certain que mieux employé il pourrait, comme d’autres, s’en sortir honorablement. Au cinéma, tout dépend du réalisateur. Or, en l’occurrence, la réalisation est inexistante.

Certes, on peut me dire qu’il s’agit d’un pastiche fait avant tout pour amuser et qu’il ne faut pas être trop exigeant.  Les « Tontons flingueurs » est aussi un pastiche ,sauf que là nous avons affaire à un chef d’oeuvre du genre, aussi bien au niveau des dialogues que du jeu des acteurs.

Ce qui fait la différence: le travail.

Le comique est, selon moi, et de loin , le genre le plus difficile. Il faut du rythme, des dialogues travaillés, des répliques qui restent en mémoire, des scènes mémorables originales ( cf les films de Gérard Oury, de Georges Lautner, de Francis Weber).

Bien évidemment, on peut faire un film comique sans avoir l’ambition d’égaler les sommets.

En fait, au cas présent, il ne fallait pas tout miser sur Lagaf’ et compter uniquement sur sa renommée et ses talents comiques.

On ressort de la projection en ayant le sentiment d’avoir assisté à un film bâclé.

 

 



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