Christophe Alévêque

Je connais mal ce fantaisiste, n’ayant vu que des extraits de ses spectacles ou l’ayant aperçu à la télé dans une de ces émissions où des faire valoir courant le cacheton servent à la soupe à l’animateur en essayant de faire rire, mais à chacune de ces visions j’ai trouvé ce type extraordinaire.

 Aussi, je suis persuadé qu’un jour, comme disait Brassens, les chiens auront besoin de leur queue, comme le monde du spectacle ne pourra se passer d’Alévêque.

Je précise que je ne porte içi  une appréciation que sur l’homme public.

 En effet, on ne peut pas dire qu’il joue la comédie ou qu’il a du talent puisqu »il est totalement naturel. Pas de second degré dans ses paroles. Par exemple, il revendique un anti-sarkozisme primaire et il est véritablement  primaire parce qu’il n’a, à l’évidence, pas les facultés nécessaires pour élever le débat. Il est en fait bas de plafond sans le faire exprès, ce qui fait son charme.  Son fonds de commerce est constitué de réflexions de fin de soirée recueillies dans un rade.Et, bien évidemment, comme tant d’autres, il se prend pour un moralisateur, un père la vertu détenant la vérité. C’est à la fois Bouvard et Pécuchet. On le compare à Desproges, ce qui est une ineptie! Il suffit pour s’en détromper de réécouter les sketches de Desproges qui étaient pétillants d’intelligence.

Alévêque ne serait probablement pas bon dans un rôle de composition. Pas pour lui d’entrer dans la peau d’un homme de classe. En revanche, il a toutes les qualités pour faire un traître, un fourbe, un cocu, une lopette. Là,  il devrait faire merveille.

Le cinéma, notamment, a toujours eu besoin de ces acteurs qui incarnent aisément un personnage.

C’est à ce titre qu’il deviendra un grand nom du show bizz, ce qui lui permettra de figurer bientôt, à coup sûr, dans le peloton de tête des personnalités préférées des français.



Hiver au Théâtre de l’Atelier

Dans sa critique parue dans le Monde, Brigitte Salino indique que Jon Fosse, l’écrivain norvégien auteur de la pièce, fait beaucoup usage des didascalies, ces instructions de mise en scène hors texte.

Cela peut, en conséquence, donner à penser que le metteur en scène n’est pas totalement libre, donc responsable.

Brigitte Salino termine son article en écrivant qu’il ne reste rien de la pièce. Doit-on comprendre que le texte écrit, que je n’ai pas lu, renforcé par les didascalies, est meilleur que la pièce jouée, que j’ai vue?

Est-il d’usage de s’affranchir des indications de mise en scène lorsque, comme au cas présent, l’auteur est toujours vivant?

 Il reste en tout cas un texte bien maigre, truffé de répétitions qui sont voulues mais lassantes et une mise en scène inexistante, tout simplement parce qu’il n’y a rien à mettre en scène.

 Je veux bien qu’on parle de déstructuration du langage comme j’ai pu le lire, mais nous sommes en l’occurrence très loin de Beckett.

Nous avons affaire à deux pauvres cloches qui ne sont même pas sauvées pas leur langage. Ils ne disent rien qui vaille.

Mystère de la rencontre, du coup de foudre? Certes, mais  une heure cinq de représentation c’est un peu court. On s’attend à tout moment que le spectacle décolle; or, la fin arrive vite sans qu’il ne se soit rien passé de notable.

 Que donnerait cette pièce jouée par de mauvais acteurs?

 Aussi, revenez nous vite, Mademoiselle BAYE, dans un rôle à votre mesure où nous apprécierons d’autant plus votre grand talent et votre si joli sourire.



Rue Montorgueil

Victor Hugo dans les « Misérables » ( Première partie -Fantine, chapitre VII), écrit à propos de Jean Valjean: » Il soulevait et soutenait parfois d’énormes poids sur son dos, et remplaçait dans l’occasion cet instrument qu’on appelle cric et qu’on appelait jadis orgueil, d’où a pris nom, soit dit en passant, la rue Montorgueil près des halles de Paris. »

Jacques Hillairet dans son « Dictionnaire historique des rues de Paris » cite une autre origine de cette dénomination. Pour lui, le nom de cette rue provient de ce qu’elle conduisait au mont Superbus ou mont Orgueil , dont le sommet est actuellement occupé par la rue Beauregard.

 L’orgueil est effectivement, selon le Robert, un cadre de bois ou de pierre qui fait dresser la tête d’un levier et le soutient pendant qu’il soulève un fardeau. La proximité des halles, lieu où l’on soulève de lourds fardeaux,peut expliquer l’origine du nom de cette rue.

Littré précise que les savants appelaient cet outil du beau nom d’hypomochion.

 Bref, à qui donner raison, au poête ou à l’historien?

 

 



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