Hiver au Théâtre de l’Atelier

Dans sa critique parue dans le Monde, Brigitte Salino indique que Jon Fosse, l’écrivain norvégien auteur de la pièce, fait beaucoup usage des didascalies, ces instructions de mise en scène hors texte.

Cela peut, en conséquence, donner à penser que le metteur en scène n’est pas totalement libre, donc responsable.

Brigitte Salino termine son article en écrivant qu’il ne reste rien de la pièce. Doit-on comprendre que le texte écrit, que je n’ai pas lu, renforcé par les didascalies, est meilleur que la pièce jouée, que j’ai vue?

Est-il d’usage de s’affranchir des indications de mise en scène lorsque, comme au cas présent, l’auteur est toujours vivant?

 Il reste en tout cas un texte bien maigre, truffé de répétitions qui sont voulues mais lassantes et une mise en scène inexistante, tout simplement parce qu’il n’y a rien à mettre en scène.

 Je veux bien qu’on parle de déstructuration du langage comme j’ai pu le lire, mais nous sommes en l’occurrence très loin de Beckett.

Nous avons affaire à deux pauvres cloches qui ne sont même pas sauvées pas leur langage. Ils ne disent rien qui vaille.

Mystère de la rencontre, du coup de foudre? Certes, mais  une heure cinq de représentation c’est un peu court. On s’attend à tout moment que le spectacle décolle; or, la fin arrive vite sans qu’il ne se soit rien passé de notable.

 Que donnerait cette pièce jouée par de mauvais acteurs?

 Aussi, revenez nous vite, Mademoiselle BAYE, dans un rôle à votre mesure où nous apprécierons d’autant plus votre grand talent et votre si joli sourire.



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